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>>Fiche 04 - Imputation d’un écart de prix au stock restant

Écart de prix entre prix à l’entrée en stock et prix facturé
Conséquences de l’imputation de l’écart de prix au stock restant

Rappel :

- Formule de calcul du coût (ou prix) moyen d’achat pondéré recalculé à chaque entrée en stock :

CMP = (valeur ancien stock + valeur de l’entrée) / (quantité ancien stock + quantité entrée )

Exemple :

- Déroulement des opérations :

- Précisions :

La facture de l’achat réceptionné le 10/12/01 a été traitée le 13/12/01 avec enregistrement de la modification de prix constaté (32,00 au lieu de 25,00 l’unité). L’écart de prix de 50 x 7,00 = 350,00 a été imputé au stock restant en place dans la fiche article au moment de la saisie de la facture, de ce fait le stock de 2 pièces vaut dès lors 50,00 + 350,00 = 400,00 soit 200,00 l’unité, valeur que l’on retrouvera dans la fiche article au lieu de 32,00 !!!.

- Projection des opérations sur les comptes :

- Conséquences :

  • Résultat dégagé en comptabilité = (2.016,00 + 400,00) – 1.600,00 = + 816,00 (gain)
  • Marge dégagée en gestion commerciale : + 816,00 (gain)

Par rapport à une juste gestion, les résultats pour l’article sont doublement faussés :
- une marge sur vente de 816,00 (2.016,00 – 48 x 25,00) au lieu de 480,00 (2.016,00 – 48 x 32,00)
- une valeur de stock de 400,00 (2 x 200,00) au lieu de 64,00 (2 x 32,00)

Dans la pratique :

Cet exemple illustre comment une mauvaise imputation d’un écart de prix peut entraîner des dérives considérables de la valeur du prix moyen d’achat et ceci de façon totalement aléatoire car dépendant en fait de la conjugaison de plusieurs facteurs (écart de prix, niveau de stock, chronologie des opérations…).

Cette méthode (et sa variante prorata du stock restant) est souvent utilisée de par sa simplicité, mais dans tous les cas, les effets sur la valeur du stock et donc sur les prix de revient et les marges sont imprévisibles.

Déclic du gestionnaire ?

Tiens, cette fois le directeur commercial et le directeur financier tiennent le même langage puisqu’ils annoncent tous les 2 un gain de 816,00. Mais comment le directeur financier va -t-il pouvoir expliquer que cet article vaut 200,00 l’unité à l’inventaire alors qu’il n’a été facturé que 32,00 par le fournisseur et que son prix de vente est de 42,00 ? Et comment le directeur commercial va-t-il pouvoir expliquer à son représentant rémunéré sur la marge qu’il a vendu les 2 pièces restantes en faisant une perte de 316,00 (2 x 42,00 – 2 x 200,00) au lieu d’un gain de 20,00 (2 x 42,00 – 2 x 32,00) ?.

Traduction au bilan de l’imputation de l’écart entre le prix à l’entrée en stock et le prix facturé

Conséquences :
- Surévaluation des actifs de l’entreprise
- Surévaluation du stock au-delà de la valeur nette de réalisation (en infraction avec les règles d’évaluation des actifs)
- Versement de dividendes non justifiés
- Intéressement et participation des salariés : versement non justifié
- Impôt sur les sociétés : surimposition erronée
- Bases de détermination des provisions pour dépréciations faussées


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